Le mouvement c’est la santé

Question facile: voulez-vous vivre longtemps, en bonne santé? En général la réponse est oui. Évidement, tout le monde veut vivre longtemps et en bonne santé. Garder la forme, avoir des activités adaptées qui stimulent, à n’importe quel âge: tout le monde signe. La solution: le mouvement.

Le mouvement c'est la santé

Désamorçons tout de suite l’argument génétique. Sans cela, nous partirions du mauvais pied. Quelle pondération faut-il lui accorder? Quel rôle et à quel niveau influe-t-il sur notre développement et vieillissement? Les études s’accordent pour dire que la génétique compte pour 20 à 30% de ce que nous deviendrons. Cela inclut donc le développement et le vieillissement. Le reste dépend du style de vie de l’individu, de son environnement… Des choix.

Parfait! Cela laisse un joli morceau pour s’amuser. En fait, et sans plaisanterie aucune, la génétique a bon dos. Nous sommes responsables en majeure partie de notre développement et de notre vieillissement. Par nos actes quotidiens comme l’alimentation, le mouvement et les pensées. Il me semble que c’est important de le dire et d’en prendre bien conscience.

Nous pouvons étudier le problème sous tous les angles, s’il n’y a pas de mouvement du corps durant la vie, de mobilité de l’organisme, vous avez beau avoir signé le contrat pour vieillir tranquillement en bonne santé et continuer à profiter pleinement, cela ne se passera pas comme prévu. De même si vous ne mangez pas bien sur une base régulière, d’ailleurs.

En réalité, nous dénombrons trois grands facteurs qui vont déterminer l’évolution et le vieillissement d’un individu, au-delà de la programmation génétique:

  • l’alimentation
  • le mouvement
  • le lien social

Ces facteurs sont interdépendants. Ils ont un impact les uns sur les autres, dans la dimension physique comme dans la dimension mentale.

Nous les exposerons dans un autre texte, en prenant pour exemple les habitants de l’île d’Okinawa au Japon, aussi appelée l’île des centenaires.

Le mouvement, c’est la santé !

Je consacre donc cet article au mouvement parce que 1. c’est ce qui m’intéresse le plus 2. il me semble que c’est l’aspect qui est le plus généralement négligé:

Le lien social est naturel, comme une fonction primaire (la qualité de ce lien est une autre question), manger est un besoin primaire (nous n’oublions jamais de manger, bien est aussi un autre sujet) en revanche bouger ne semble plus une évidence. Mais c’est pourtant aussi un besoin primaire de notre condition.

Au niveau du vieillissement, le mouvement est nécessaire pour maintenir la musculature et le corps aussi jeune et opérationnel que possible. Marcher est un excellent mouvement naturel qui remplira bien cette fonction. Une sorte de base solide et en même temps un minimum requis. Autrement dit on ne peut pas faire moins, mais à la fois, cela apporte beaucoup. C’est un minimal gagnant, accessible à tous, à tous les âges.

Ce que vous construisez, les fondations de votre corps physique, sont celles sur lesquels votre santé, et par extension votre vie, repose. Il n’existe rien d’autre que le mouvement pour ce faire.

Sous un angle médical, le mouvement permet de s’attaquer à de nombreuses causes de pathologies. Evitant ainsi les effets que sont les maladies. Il contribue aussi fortement aux guérisons, tel un médicament.

L’aspect psychologique maintenant: si vous bougez et ressentez un corps vigoureux, ce sentiment imprimera votre esprit… Le mental s’en verra renforcé. La confiance en soi grandit. Relever des défis, affronter l’inconnu, faire face à l’imprévu, rien n’est un problème. Le spectre des possibilités qui s’offre à vous s’agrandit. Je peux le faire.

Yes we can.

Le sport, ce médicament

Les bienfaits de bouger sont omniprésents dans le quotidien.

Indéniablement l’effet physique. Le corps est fait pour bouger. Le tissu musculaire n’attend qu’une chose: entrer en action et entretenir sa mobilité. Et c’est une machine bien huilée que notre organisme: plus il fonctionne correctement, plus il est en bon état et performant.

Cela ne s’arrête pas là. L’activité physique travaille directement pour le système immunitaire: nous l’avons vu dans des articles précédents avec l’autophagie et la sudation notamment.

Ainsi nous pouvons constater depuis quelques années, du sport sur ordonnance ! En effet, certaines communes en France ont mis ce plan à exécution depuis plusieurs années. C’est le cas par exemple de Strasbourg, Rennes, Chambéry ou encore Biarritz. Dans ces villes, vous pouvez ressortir de chez le médecin avec une prescription de 3 heures de sports par semaine ! Conséquence: moins de maladies et moins de médicaments. En espérant que cette action soit vite généralisée…

Je ne peux que corroborer les propos de cette députée (que je ne connais pas spécialement et dont je n’ai aucune idée de la couleur politique, et honnêtement, je m’en contre-fous). Nous parlons de sport, elle a été ministre en charge des sports et a déposé l’amendement du sport sur ordonnance. Là on parle.

« L’activité physique est une thérapeutique complémentaire à la thérapeutique médicale. De nombreuses études scientifiques le montrent. En adoptant cet amendement du sport sur ordonnance, on met l’activité physique à sa juste place. C’est une mesure de bon sens. Aujourd’hui, cela ne concerne que les patients en ALD (Affection de longue durée) mais, à terme, pourquoi ne pas l’ouvrir à l’ensemble de la population ? Prescrire du sport est une véritable évolution dans la prise en charge du patient. On l’oriente vers des professionnels du sport qualifiés, avec l’objectif qu’il rejoigne ensuite un club sportif. Il faut faciliter l’accès à l’activité physique et rappeler que le sport est indiqué avant d’être contre-indiqué. » – Valérie Fourneyron

Évidemment Valérie qu’il faut “l’ouvrir à l’ensemble de la population”. Guérir d’une maladie c’est très bien. Ne pas tomber malade, c’est mieux.

Remettre l’activité physique à sa juste place est effectivement une mesure de bon sens. Cela fait du bien à entendre. Yes we can. Et ce blog y contribuera, en dehors de toute politique.

Pour lire quelques exemples du sport sur ordonnance, c’est ici.

Concernant les maladies les plus graves, le sport peut tout aussi contribuer à les guérir, portant ses bienfaits sur les rouages de l’organisme et du mental. Encore. C’est ainsi que le journal le monde qualifie le sport de “médicament conte le cancer”.  Je cite: “une activité physique adaptée et régulière permet de limiter les rechutes de 40 % et d’améliorer la survie de 40 %”.

Dans la famille “mieux vaut prévenir que guérir”, l’activité physique contribue aussi à la solidité de la structure de l’organisme, c’est-à-dire les os. J’y faisais référence plus haut dans cet article, parlant des “fondations”. Les sauts, les oscillations verticales, sont des mouvements qui permettent de densifier ou le cas échéant de réduire la diminution de la densité osseuse, un certain âge passé. C’est une manière de donner de la consistance et de la solidité à son corps et de le maintenir robuste. Autrement plus efficace que de boire un verre de lait… #bullshit

Enfin, le mouvement, ne serait-ce que marcher, est une forme d’expression corporelle. Ainsi, bouger permet de relâcher des émotions, des sentiments, des pensées. Tel un exutoire, rejoignant une nouvelle fois la dimension psychologique et le bien-être mental.

Pour terminer, puisque nous sommes dans le thème médical, non seulement le sport est un médicament, mais il est aussi un vaccin et un thérapeute. Il prévient des maladies. Il est une forme de médecine douce à lui seul. Et je l’ai toujours vu ainsi.

“Il est de loin le meilleur des médicaments” comme le souligne ce docteur Mathieu Saubade, médecin du sport en Suisse, qui a mis en place en 2016 des consultations dans sa clinique pour remettre les gens en mouvement à Genève. Il déplore la méconnaissance des bienfaits de l’activité physique et de la médecine par le sport. (lire l’article ici dans la Tribune de Genève)

Le mouvement fait partie de la vie

Je choisis l’argument de vivre vieux et en bonne santé pour accrocher. Sorte de technique populiste si vous voulez. En réalité, ce que je pense, c’est que vieillir n’est qu’une conséquence inexorable à laquelle nous sommes tous contraints. Et devant laquelle nous sommes de 70 à 80% égaux, dans le sens où elle n’est pas prédéterminée.

Même si vieillir est inévitable, il n’en demeure pas moins que nous avons ce destin-là entre les mains. Nous pouvons, dans une bonne mesure, choisir comment nous passerons les années.

Une vie en mouvement est extrêmement jouissive dans le moment présent. Elle n’est pas un sacrifice à qui reconnait les bienfaits de se mouvoir et sait en apprécier les bénéfices. Je pense qu’elle apporte une profonde connaissance en accord avec soi-même, avec l’Être.

Par chance, elle permet de vivre mieux et plus longtemps. La cerise sur le gâteau.

La vie est mouvement. La matière semble immobile? “Semble” le mot est juste. Une pierre, immobile, est agitée en son sein par de multiples mouvements entre molécules, entre atomes, les mouvements des électrons au sein des atomes et entre atomes, les mouvements des noyaux atomiques, etc. Le mouvement est partout, omniprésent depuis la plus infime base imaginable aujourd’hui jusqu’à la plus immense.

Notre univers est en mouvement. Pourquoi pas nous? Il n’est même plus question de motivation ou de volonté. Bouger est naturel. Qu’est-ce que nous n’avons pas compris? A quel moment a-t-on perdu de vue que c’était essentiel?

Le mouvement c’est la vie, tout simplement. Et c’est donc un pilier VCLP.

Une pensée sur “Le mouvement c’est la santé”

  1. L’activité physique adaptée et bien encadrée, par un professionnel, serait vraiment formidable pour toutes les personnes “bien ou mal”
    portantes… Bonne idée de Madame Valérie Fourneyron.

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