Pourquoi élever sa conscience?

«Le monde que nous avons créé est le résultat de notre niveau de réflexion, mais les problèmes qu’il engendre ne sauraient être résolus à ce même niveau.» – Albert Einstein. Ou pourquoi élever sa conscience.

Pourquoi élever sa conscience?

Albert, encore toi. En même temps on ne peut pas faire beaucoup plus claire comme explication. Nous pourrions écrire des livres et des livres sur l’élévation de conscience, sa nécessité. Elle se résume à cela :

Pour résoudre les problèmes créés à un certain niveau, il faut se placer à autre un niveau.

Or nous sommes parvenus à des degrés de réflexions élevés. La connaissance de l’Homo Sapiens Sapiens a littéralement explosé le siècle dernier et embraye sur le suivant dans cette lancée exponentielle. Tout va très vite. Et nous n’avons aucune idée de ce que ce progrès, recherché en permanence, cette croissance technique et technologique phénoménale, cette avancée scientifique sans précédent, cette accumulation de savoir, vont porter avec eux. Ni ce sur quoi nous allons déboucher.

Les sujets actuels de transhumanisme, c’est-à-dire la fin de la mortalité pour l’Homme, ce qui nous transcenderait et hisserait à un rang divin, font sincèrement mal à la tête. À très juste titre. Bien sûr c’est le progrès. L’évolution. Bien sûr il est excitant de défier la mort et salutaire de vaincre toute maladie. Mais il convient de se demander dans quel but? À quel coût? Et pourquoi devrions-nous devenir immortel (plus précisément “amortel” dans un premier temps) avec ce que notre espèce sème?

Tout cela est très égoïste.

Pour devenir immortel, il faudrait être exemplaire avec son écosystème par exemple. Parce que sans lui de toute façon, l’immortalité ne sert à rien, il n’y aura plus de vie. Il faut vraiment s’interroger. Sommes-nous si parfaits et irréprochables au point d’obtenir ce privilège divin? Quel est le projet? Et surtout, est-ce pleinement la priorité en conservant ce même état d’esprit?

Quels nouveaux problèmes avons-nous déjà créés et allons encore couver?

Notre très forte contribution au réchauffement climatique en est un bon exemple. De surcroit il parle à tous. La pollution, notamment plastique, qui détruit la vie des océans, en est un autre.

La toute-puissance de la finance aussi dans un sens, en est un. Elle sert ses propres intérêts de croissance économique, avec des œillères pour le reste.

Coluche disait: “quand on pense qu’il suffirait que les gens arrêtent d’acheter des conneries pour que ça ne se vende plus…” il avait bien résumé. Quelle misère 😉

Les habitants de ce monde ont leur sort entre les mains. Le nombre a le pouvoir de changer ce qu’il veut, ce qu’il ne veut plus. Seulement il n’en a pas conscience. Et l’on s’attèle grandement à ce qu’il en soit ainsi.

Que se passerait-il si demain nous enlevions notre argent des banques? (#jouelacommecantona)

Aucune intention réactionnaire ici : le système capitaliste permet de financer solidement la recherche et la science. Il fonctionne. Il est en grande partie le levier qui fait que nous sommes à notre stade d’évolution aujourd’hui. La finance a cependant, d’une manière ou d’une autre, besoin d’être contrôlée. Comme la science, elle n’a ni morale, ni raison. Comment lui rappeler qu’elle n’est pas toute-puissante, en réalité.

Alors que se passerait-il si chaque individu réduisait significativement son impact sur la planète? Cela commence par arrêter de jeter ses déchets n’importe où pour les moins éclairés d’entre nous. Manger moins de “mauvaise” viande (qui n’est d’ailleurs pas bonne pour la santé = double peine). Faire le tri. Prendre le vélo à la place de la voiture, se remettre à marcher. Etc. Des petits gestes au quotidien. Jusqu’aux managers qui prendraient des décisions conscientes et non uniquement profitables économiquement.

Bien sûr, fort heureusement les exceptions existent. Il est salutaire de voir naître et se développer des mouvements comme le capitalisme Karmique, dont nous parlerons dans un autre billet.

Je n’ai aucune idée de comment éveiller la conscience d’un peuple, d’un groupe. Ce qu’on appelle conscience collective. Mais la conscience d’un individu, puis d’un autre, puis d’un autre, etc. Cela est possible.

Appelez-le comme vous voulez: éveil individuel, réveil spirituel, développement personnel, élévation de conscience. Du pareil au même. C’est au niveau de l’individu que cela se joue en premier lieu. De vous, de moi, de nous tous. Pour espérer un éveil massif, collectif.

Ce n’est rien de plus que cela.

Voilà pourquoi nous parlons de conscience et d’élévation. Ce n’est pas une mode hippy, un truc de végétarien ou de mec perché. Non. C’est réel, cela nous concerne tous si nous voulons être acteurs de nos vies. Car c’est bel et bien à un autre niveau que cela se joue maintenant.

Savez-vous qui a dit “le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire”? Le même Albert Einstein. Nous sommes tous concernés.

C’est à un autre degré de conscience, plus élevé, plus profond, que nous solutionnerons les problèmes que nous avons créés. Et il appartient de les résoudre chacun à son niveau.

La croissance a plus que jamais besoin de conscience.

L’idée de Vole Comme Le Papillon est d’illustrer, à sa manière, comment évoluer consciemment.

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